Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 17:34



                        « Pour une Algérie forte et sereine. »




                             «  La politique, c’est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire. »

                                                                                           [Jacques CHIRAC]













Le rapport présenté, à cette occasion, par le Ministre de la Petite et Moyenne Entreprise et de l'Artisanat, a porté sur les efforts consentis par l'Etat dans la promotion et le développement des petites et moyennes entreprises et des activités artisanales, et sur les étapes franchies dans la croissance du secteur, ainsi que les contraintes rencontrées et les mesures prises pour conforter la dynamique de développement de ce secteur.         

 

Le nombre de PME s'élève à près de 294.000 PME privées en 2007, employant  plus d'un million de personnes, notamment dans les filières du bâtiment, des travaux publics, des transports, de la communication et de l'industrie agroalimentaire, dont, plus de 24.000 PME nouvellement créées par rapport à 2006. Le nombre de PME privées attendu, à fin 2008, sera plus de 320.000 employant, 1.150.000 personnes environ.         

 

Il est noté la prédominance des PME privées, à hauteur de 71,5%, dans la sphère économique réelle, se traduisant par l'émergence de branches d'activités structurées autour des services à hauteur de 45,9%, du bâtiment et travaux publics à hauteur de 34 %, et des industries au niveau de 18,4%.         

 

Pour sa part, le secteur de l'artisanat a enregistré 120000 activités artisanales nouvelles, générant 40.000 emplois en 2007. Le secteur totalise 144.350 activités correspondant à plus de 288.000 emplois.         

 

La démarche initiée par les pouvoirs publics à travers 07 projets pilotes, vise à mettre en synergie le potentiel créatif des artisans qui exercent dans un même segment d'activités, et dans un même territoire, l'objectif étant de consolider et de développer les capacités de production et de commercialisation par filières, à travers la mise en place de systèmes productifs locaux.         

 

Cette démarche de mise en place de systèmes productifs locaux, qui sera  élargie à d'autres wilayas et à d'autres filières artisanales, s'inscrit en droite ligne des orientations du Président de la République, visant "la réduction des  retards accumulés dans la préservation des métiers".

 

La formation a constitué une préoccupation majeure, dans la démarche du secteur, pour perpétuer le savoir-faire et l'appropriation par les jeunes des acquis nationaux distinctifs, authentiques et originaux.         

 

Au total, plus de 7000 artisans ont été formés, à la fin 2007, aux techniques de création et de gestion d'activités artisanales. Les projets de pépinières d'entreprises connaissent des taux de réalisation qui varient, selon les wilayas, entre 10% et 80%.         

 

Au titre des projets sectoriels retenus, trois centres de facilitation ont été réalisés : deux sont opérationnels à Oran et à Tipaza qui compte, également, un Centre d'excellence dans le domaine de la céramique d'art, et le centre de facilitation de Tamanrasset qui a été réceptionné, en juin 2008. Les autres projets, à lllizi, Adrar, Bordj Bou-Arreridj et Biskra, connaissent un taux d'avancement appréciable, et seront réceptionnés avant la fin de l'année.         

 

En ce qui concerne les projets de l'artisanat, il est prévu la réception de 90 projets d'infrastructures, dont 47 maisons de l'artisanat, 4 centres d'estampillage, 5 musées de l'artisanat, 10 centres de savoir-faire locaux, 7 centres de l'artisanat, 6 centres de formation/production, dédiés spécifiquement à l'émergence et à la sauvegarde des activités artisanales.         

 

Les deux dispositifs de garanties (Fonds de garantie et Caisse de Garantie  des crédits à l'investissement), ont facilité l'accès aux crédits bancaires.         

 

Dans son intervention, le Président de la République a d'abord relevé  l'évolution appréciable des petites et moyennes entreprises, qui ont connu un rythme de développement de l'ordre de 10 %, annuellement, depuis le début de cette décennie.         

 

Le Chef de l'Etat a ajouté que la petite et moyenne entreprise doit,  cependant, aller vers un essor plus soutenu, à la mesure des besoins réels du pays en matière d'emplois, ainsi que d'outils de production et de réalisation.         

 

"L'Etat qui a mobilisé ses moyens durant ces dix dernières années, pour  rattraper les retards de développement du pays, entend appuyer davantage, durant  les cinq années à venir, un développement substantiel de la petite et moyenne  entreprise", a déclaré le Président Abdelaziz Bouteflika.

 

 A ce titre, le Gouvernement a été chargé de dynamiser, davantage, les mécanismes de garantie du crédit aux PME, des mécanismes que l'Etat a mis sur pied mais qui ne sont pas encore, suffisamment, exploités. De la même manière,  il doit veiller à donner un nouvel élan à la mise à niveau des entreprises, sur des bases plus rationnelles.         

 

"J'attends du Gouvernement la présentation, à la fin de l'année, d'un plan d'actions accompagné de propositions concrètes pour la dynamisation du  développement et de la mise à niveau des PME", a indiqué le Chef de l'Etat, qui ajoute "les opérateurs doivent s'attacher à moderniser leur outil de production,  à requalifier leurs main d'œuvre, et à s'engager dans tous les secteurs où une demande réelle existe, qu'il s'agisse de l'outil de réalisation, de l'amélioration des services, ou de la sous-traitance".         

 

"En effet, l'amélioration de la compétitivité doit rester une préoccupation  permanente des chefs d'entreprises dans une économie ouverte et concurrentielle",  a ajouté le Chef de l'Etat.         

 

"Aussi, le Gouvernement doit veiller à l'amélioration de l'environnement  entrepreneurial à travers les facilitations nécessaires, et les mesures appropriées  visant la promotion des activités à forte valeur ajoutée", a poursuivi le Président de la République.         

 

Dans ce cadre, le Président de la République a souligné qu'il s'agira  "de capter et de s'approprier les bonnes pratiques de gouvernance des PME, par l'amélioration de leur compétitivité, la maîtrise de l'expertise, l'innovation et l'intégration des nouvelles technologies".

 

Abordant la question de l'artisanat, le Président de la République a déclaré "compte tenu de ses effets bénéfiques, dans le domaine de l'emploi et de la création des activités de services, l'artisanat doit être intégré dans une dynamique intensive de développement. "Le soutien à l'emploi des jeunes, un meilleur accès au crédit, l'encouragement du travail féminin sont, entre autres opportunités, des formules à encourager dans la mesure où elles permettront de stimuler le secteur de l'artisanat et  traduiront tout l'intérêt, particulier, qu'il convient d'accorder à cette branche de l'activité économique nationale", a indiqué le Chef de l'Etat.         

 

"C'est là un important gisement d'emplois, de revenus et de savoir-faire, pour lutter contre le chômage, développer le monde rural et accompagner la renaissance du tourisme, à laquelle nous sommes attelés. Voilà pourquoi, j'attends du Gouvernement, qu'il encourage davantage le développement de l'artisanat dans toutes les régions du pays. En même temps, j'invite les maîtres artisans à partager leur savoir avec les jeunes, tout comme j'attends de la corporation, le développement de son réseau associatif, et de ses chambres professionnelles pour la promotion de l'artisanat", a conclu le Chef de l'Etat.

 

 

 

 

 

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 17:25
                          « Pour une Algérie forte et sereine. »




« Parmi les devoirs particuliers envers autrui, le premier est la véracité de la parole et de la conduite.  Elle consiste dans la conformité entre ce qui est et dont on a conscience et ce que l’on dit et montre aux autres. »

                                              [Georg Wilhem Friederich HEGEL]











Le développement des hydrocarbures, dont la pétrochimie, fait ressortir : 

 

- le renouvellement du niveau des réserves nationales, malgré le fort accroissement de la production commercialisée de pétrole et de gaz et, cela, grâce à l'effort soutenu d'investissement dans l'activité de recherche et d'exploration, mais  aussi, en matière d'optimisation de l'exploitation des gisements. Les perspectives à moyen terme, confirment la poursuite de l'accroissement de la production nationale  d'hydrocarbures, fruit des investissements tant de Sonatrach seule, qu'avec ses  partenaires étrangers,

 

-         le développement de l'industrie pétrochimique de base, connaîtra une réelle relance durant les prochaines années, notamment, à travers les projets de Sonatrach  en partenariat, dont plusieurs sont en voie de réalisation, 

 

-         l'effort conséquent en matière d'électrification du pays, y compris en zone  rurale et, aussi, de distribution publique de gaz par le raccordement de nouveaux  foyers, dont les programmes sont soutenus par la contribution de l'Etat.         

 

Le Ministre de l'Energie et des Mines a confirmé, à l'occasion, la réalisation  des objectifs en la matière, dans les délais fixés : 

 

A- distribution publique de gaz :         

 

Le réseau national de transport et de distribution de gaz, s'est développé  de manière significative. Ainsi, et pour la période de 2000 au premier semestre  2008, la longueur du réseau de transport passe de 4.398 km à 7.631 km, le  réseau de distribution passe de 16.571 km à 40.522 km, le nombre de stations  de distribution publique de gaz passe de 303 à 947, le nombre de foyers raccordés passe, quant à lui, de 42.746 à 740.208. Le taux de pénétration moyen de gaz a connu une évolution de 31 % en 2000 à 41 %, au premier semestre 2008, et atteindra 50 % en 2011, avec un total de prés de 1.700.000 foyers raccordés.         

 

-         Les programmes de distribution publique de gaz à réaliser à l'horizon  2011, se présentent comme suit : 

 

a.       11.008 km de réseau de transport, 

b.      33.935 km de réseau de distribution, 

c.       4 stations propanes à réaliser.         

 

Le réseau en service, à l'horizon 2011, sera de 15.869 km pour le réseau  de transport, 56.716 pour le réseau distribution et 1.666 stations de distribution  publique de gaz, le taux de pénétration du gaz sera porté à 50%.

 

B - L'électrification rurale :         

 

Au premier semestre 2008, les réalisations s'élèvent à 26.690 km de  réseau de distribution de moyenne et basse tension pour plus de 238.000 foyers  raccordés. Quant à l'objectif global des programmes, arrêtés pour 2011, il concerne prés de 21.000 km de réseau de distribution de moyenne et basse tension, et plus de 370.000 foyers à raccorder, ainsi que la réalisation de 16 villages et 50  centres solaires.         

 

Pour ce qui est des réalisations financières, en matière d'électrification  rurale, à travers les différents programmes initiés par les pouvoirs publics, elles sont estimées à prés de 57 milliards DA, alors que le nombre des abonnés au réseau est passé de 4,6 millions en 2000, à 6 millions en 2008. Le taux de  raccordement passe de 88,6 % en 2000 à prés de 98 % en 2008.         

 

Dans son intervention à l'issue de la présentation du dossier, le Président  de la République a, d'abord, rappelé que les hydrocarbures demeurent encore la  source essentielle des rentrées financières du pays, et partant de tout le développement économique et social de la Nation.         

 

"De ce fait, nous devons veiller en permanence à la plus grande valorisation  de cette ressource épuisable, à la prolongation de sa durée de vie, et à son  usage comme véritable levier du développement national", a fait remarquer le  Chef de l'Etat.         

 

A ce titre, le Président Abdelaziz Bouteflika a insisté sur "la nécessité de poursuivre la mise en œuvre d'une politique nationale de développement des  ressources en hydrocarbures, s'inscrivant dans la durée, afin de garantir la  couverture des besoins énergétiques du pays, mais aussi, le financement de l'économie sur le long terme".         

 

Le Chef de l'Etat a instruit le Gouvernement de "s'atteler, dès à présent,  au développement des énergies nouvelles et renouvelables, qu'il s'agisse du  solaire, de l'éolien, et, à moyen terme, de l'énergie nucléaire à usage civil.  Il es,t également, tenu de veiller à la promotion des économies d'énergie dans la consommation locale".

Par ailleurs, le Gouvernement a été invité à accélérer la promotion locale d'une industrie du raffinage et de la pétrochimie à même d'augmenter la plus value des hydrocarbures.        

 

"Le financement requis pour ce développement, sera levé localement et  sera facilité. Dans le même temps, l'opérateur national qui est encouragé à  rechercher des partenariats dans ce domaine, doit veiller à y réserver la majorité  du capital à notre pays, tout en réunissant des conditions d'association entre les différents participants aux projets, à même de permettre, lorsque cela est  nécessaire, une gestion par le partenaire étranger dont nous attendons l'apport  en savoir-faire", a poursuivi le Président Abdelaziz Bouteflika.         

 

A ce titre, le Chef de l'Etat a ordonné que "la nouvelle institution  financière publique destinée à mobiliser les ressources du Trésor au service de l'investissement local, s'attache, en priorité, à faciliter le financement des projets d'investissements dans l'aval des hydrocarbures, et même, à y prendre des actions".         

 

Le Président de la République a, en outre, insisté sur la mise en valeur du potentiel minier du pays, au service de l'industrie mais, aussi, pour augmenter  les capacités nationales d'exportation hors hydrocarbures.         

 

Par ailleurs, le Chef de l'Etat a ordonné "l'accélération dans la mise en œuvre du programme national de développement des capacités de production  d'électricité, en vue de répondre à la demande locale sans cesse croissante, et d'accroître les capacités de cette énergie à l'exportation".         

 

Le Président Abdelaziz Bouteflika a, en outre, souligné l'impératif de "réaliser dans les délais, les programmes de raccordement des foyers à l'électricité et au gaz naturel. Au demeurant, ce programme est appelé à s'intensifier durant  les prochaines années, au vu de l'accroissement rapide du parc national de logements,  et pour satisfaire les attentes de la population pour l'accès aux services de l'électricité et du gaz".         

 

Le Président de la République a conclu son intervention en invitant "le Gouvernement à apporter son plein appui à la bonne conduite des programmes,  et projets dans le domaine de l'énergie et des mines", ajoutant que "les  opérateurs nationaux de ce secteur, doivent, quant à eux, tenir les engagements  consignés dans leurs programmes de développement et les insérer en permanence dans une vision globale du développement national".

 

 

 

 

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 17:20

                              
                              « Pour une Algérie forte et sereine. »



                                         "Que fait l’homme du temps qu’il lui est donné de vivre ?
 »

                                                                          [Jürgen Habermas]











Cette évaluation a porté sur l'état de mise en œuvre des actions inscrites au titre du Schéma directeur d'aménagement touristique. Dans ce cadre, il est relevé que la progression, dans la mise en œuvre du Schéma directeur d'aménagement touristique, traduit la volonté de l'État de valoriser les atouts territoriaux, naturels, culturels et historiques du  pays, en vue d'assurer, progressivement, la promotion touristique de l'Algérie.         

 

Les actions de mise en œuvre du Schéma directeur d'aménagement touristique  privilégient l'option d'une promotion ciblée, se fondant sur les atouts naturels et construits du pays, et sur les tendances actuelles en matière de tourisme et des filières qu'il convient de promouvoir.         

 

Il s'agit de se positionner, de manière offensive, sur le segment littoral  méditerranéen, de promouvoir le tourisme saharien et de randonnées, de développer  le tourisme de villes et d'affaires, de moderniser le tourisme de soin de santé et de bien-être, d'initier le tourisme culturel et événementiel, d'opter délibérément et durablement pour un tourisme de niches et de développer le tourisme interne.         

 

Il est souligné que la relance du tourisme en Algérie passe, également, par le redéploiement d'un plan qualité avec obligation de rattraper le retard, et de ne pas se laisser distancer.         

 

La mise en œuvre du plan qualité, repose sur une démarche fondée sur la mobilisation et le volontariat de l'ensemble de la chaîne des partenaires, l'écoute client et son intégration dans une logique d'amélioration continue, et mesurable des prestations de tous les professionnels du tourisme.         

 

Dans sa phase de démarrage, le Plan de qualité en tourisme intéresse  l'ensemble des établissements qui vendent une prestation touristique. Au plan de l'investissement, il est constaté que la dynamique de relance du secteur du tourisme, s'est fortement affirmée, en 2008 par le lancement, par les investisseurs nationaux, de 232 projets, ainsi que par la réception de plusieurs offres d'investissements étrangers, confirmant le retour de l'Algérie et son positionnement, progressif, sur le marché touristique méditerranéen.

 

Ce regain d'intérêt pour l'investissement touristique est accompagné par un programme ambitieux, tendant à la réalisation d'importantes infrastructures  d'accessibilité aux plates-formes touristiques prioritaires qui comprend : 

 

- l'identification de 230 nouvelles plates-formes dédiées au tourisme,         

- la modernisation de dix stations de soin de santé et de bien être,         

- le classement de stations touristiques climatiques, balnéaires, oasiennes,         

- la réalisation de 20 villages d'habitat touristique léger, et villages sahariens,     

- la réhabilitation de 8 hôtels dédiés au tourisme saharien et de randonnées.         

 

A l'issue de l'examen de l'évaluation de la situation du secteur, le  Président de la République, après avoir constaté l'amélioration des tendances de la promotion touristique de l'Algérie, a rappelé la nécessité d'accroître les capacités du pays, à faire face à la concurrence régionale et internationale.         

 

Dans ce cadre, le Chef de l'État a instruit le Gouvernement pour :          

 

- prendre en compte les besoins des nationaux en termes de vacances,  de loisirs et de détente en valorisant les différentes destinations de l'Algérie,         

 

- accorder la plus grande attention et le plus grand intérêt, à la ressource  humaine, en lui garantissant une formation de qualité conforme aux standards  internationaux,          

 

- veiller à la préservation du foncier touristique en tant que ressource non renouvelable et instaurer des dispositifs de protection et de valorisation des zones touristiques, à cet effet, il est impératif de veiller à l'amélioration des facteurs de succès de l'investissement et opérer au meilleur choix des projets  en veillant à des localisations qui préservent le patrimoine culturel et le  capital naturel,          

 

- s'assurer de la qualité et la nouveauté dans la réalisation des projets  touristiques, particulièrement, en ce qui concerne les aspects architecturaux,        

 

- favoriser constamment la qualité du tourisme algérien par la mobilisation  des institutions et acteurs fédérés autour de cette démarche.

 


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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 18:56

 

                “Le musulman recherche la sagesse là où il la trouve...”

 

                                                                    [Mahmoud Kabadou]

 

 

 

En application des orientations du Président de la République, le Gouvernement  a mis en œuvre plusieurs actions :         

 

A-    En matière d'Aménagement du Territoire.         

 

L'évaluation a porté, plus particulièrement, sur le bilan de la mise en œuvre de la politique territoriale, à la faveur du Schéma National d'Aménagement du Territoire, en tant qu'instrument de planification stratégique.         

 

Il est constaté que la mise en œuvre du Schéma National d'Aménagement du Territoire a couvert, simultanément, ses quatre (04) lignes directrices: 

 

a-      La durabilité de nos ressources naturelles stratégiques, 

b-     Le freinage de la littoralisation et l'équilibre du littoral, l'option "Hauts  Plateaux" et l'option "Développement du Sud", 

c-      L'attractivité et la compétitivité du territoire par la modernisation et le maillage des infrastructures de transports, de logistique et de communication, le positionnement international des quatre grandes métropoles, Alger, Oran, Constantine et Annaba, 

d-     L'équité sociale territoriale à travers le renouvellement urbain, et la politique  de la ville, le renouveau rural, et la revitalisation des territoires ruraux, le rattrapage et la mise à niveau de l'ensemble du territoire.         

 

A travers la mise en oeuvre de cet instrument fédérateur des ambitions du pays, l'évaluation a montré les transformations rapides et profondes que  connaît le territoire de l'Algérie, grâce, d'une part, à un intense effort d'investissement et de travail dans les secteurs porteurs d'espoir et d'avenir, tels que l'autoroute Est-Ouest, les barrages et grands transferts hydrauliques, le métro, le rail, les grandes infrastructures et réseaux énergétiques, les technologies de l'information,  les grands ensembles d'habitations, le développement rural, l'éducation, la  formation et la recherche dans tous ses paliers et, d'autre part, à une mobilisation intense des ressources humaines affectées à leur réalisation.         

 

Par son ampleur et son caractère transversal, la mise en œuvre des chantiers  des 20 programmes d'Actions Territoriales constitutifs du Schéma National  d'Aménagement du Territoire, se concrétise, au quotidien et sur le terrain, à travers la prise en charge de la question de l'eau, du sol, de la protection et de la mise en valeur des différents écosystèmes du littoral, de la steppe, des oasis, des montagnes, et ce, à travers la réalisation des infrastructures relatives à l'hydraulique, au transport, aux travaux publics, aux télécommunications, à l'énergie, au développement des zones rurales et au rattrapage des zones à promouvoir, et à l'équité territoriale entre la ville et la campagne.

 

Ces actions concourent, ensemble, à la réalisation des objectifs tracés en vue de relever les défis du développement économique et social, et  de concilier durablement la préservation des équilibres environnementaux, et l'efficience économique et la compétitivité. Elles visent, plus concrètement, à ouvrir de grandes perspectives pour l'avenir de l'Algérie, de l'occupation rationnelle du territoire par la population et les activités, la création de nouvelles richesses en substitution aux hydrocarbures, la répartition équitable des emplois et des revenus, et le rattrapage des déficits constatés.         

 

Il est relevé que ces actions ont été engagées avec célérité à mesure de l'amélioration des ressources financières du pays à travers les différents programmes de développement économique, décidés par le Président de la République. Leur concrétisation s'accélérera, encore davantage, dans le prochain plan 2009-2013  et ce, à la lumière des enseignements tirés de l'évaluation de l'action publique dans les différents domaines, et de l'exploitation des données issues du récent  recensement de la population et de l'habitat, en 2008.         

 

Elle impliquera, certainement, des ajustements et correctifs pour une répartition, encore plus volontaire, mieux organisée, et mieux distribuée des activités économiques, en vue d'assurer un développement équilibré, qui puisse garantir les conditions de vie les meilleures pour tous les citoyens et, notamment, pour la jeunesse les localisations d'investissement retiendront toute l'attention voulue à l'avenir.         

 

L'examen de la mise en œuvre du Schéma National d'Aménagement du Territoire à travers ses déclinaisons sectorielles reflétées dans les 20 Schémas  Régionaux d'Aménagement du Territoire et quatre (4) Schémas Directeurs des Aires  Métropolitaines d'Alger, d'Oran, de Constantine et de Annaba, en cours d'élaboration,  a permis de mesurer les efforts intenses déployés par les acteurs institutionnels et économiques du pays. 

 

B- En matière d'Environnement.         

 

L'évaluation a porté, successivement, sur chacune des douze catégories  d'actions qui constituent la stratégie environnementale du pays. 

 

1-      Le programme national intégré de gestion des déchets ménagers.

 

Ce programme ambitieux, en cours de réalisation, est au cœur de la politique  environnementale urbaine, il vise à éradiquer la pratique des décharges sauvages, à organiser et à gérer, de manière plus efficace, la collecte, le transport et l'élimination des déchets solides urbains, et à aménager et équiper les 48 wilayas de centres d'enfouissement techniques, et l'éradication des décharges sauvages. 

 

Parallèlement au renforcement du rôle de la police de l'urbanisme et de l'environnement, les collectivités locales ont été dotées de moyens de collecte et de transport adaptés, et de programmes de formation et de perfectionnement de leur personnel technique. 

 

2-      La qualité de l'air.         

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan national d'actions environnementales,  quatre réseaux de surveillance de la qualité de l'air, ainsi qu'un laboratoire  mobile pour sillonner les wilayas non dotées de réseau, ont été mis en place.         

 

Concernant la pollution de l'air, proprement dite, l'encouragement de  l'utilisation du Gaz de Pétrole Liquéfié, comme carburant moins polluant, a connu une forte progression durant ces dernières années. 

 

3-      La préservation de la biodiversité et des zones naturelles.         

 

Les actions prioritaires menées, en ce domaine, portent sur le renforcement des aires protégées, la création d'aires protégées pour la multiplication d'espèces  animales menacées de disparition, et l'aménagement de sites naturels. 

 

4 - La préservation et la valorisation du littoral.         

 

Pour réduire les activités non conformes à la vocation du littoral, et protéger la biodiversité marine, le cadastre du littoral et des plans d'aménagement côtier ont été élaborés conformément à la loi relative à la protection et la valorisation du littoral.         

 

Dans le cadre de la protection des écosystèmes marins et la réhabilitation des espaces marins, il a été procédé au développement et à l'aménagement de  quatre aires protégées (Chenoua, Anses de Kouali, Iles Habibas, Iles Rachgoun),  ainsi qu'au lancement de la réalisation et de l'équipement des trois musées marins (Annaba, Tipaza , Oran).         

 

Le Commissariat National du Littoral, créé récemment, constitue l'instrument  privilégié d'exécution de la politique de préservation du littoral. 

 

5-      L'éradication des déchets spéciaux.         

 

Des opérations de déstockage, d'élimination des déchets spéciaux, et de décontamination des sites pollués, ont été engagées.

 

6-      La dépollution industrielle.         

 

II est relevé que la dépollution industrielle connaît des avancées satisfaisantes  et ce, en concertation avec les industriels.         

 

La lutte contre les pollutions dans les points chauds, a enregistré des résultats exemplaires. Il en est ainsi du Grand Annaba, du complexe d'électrolyse de Ghazaouet, où les émissions d'oxyde de soufre ont été réduites de manière  significative. Plus d'une douzaine de cimenteries ont procédé à la réhabilitation  de leurs installations, permettant de réduire de 50 % les émissions de poussières  et de dioxydes de carbone. La cimenterie de Ain Kebira, avec des performances  environnementales conformes aux standards internationaux, est un cas d'école.         

 

Dans ce cadre, et pour mieux confiner et réduire la pollution industrielle, la dimension environnementale a été introduite dans les entreprises, c'est ainsi qu'il y a eu : 

·        la souscription de 120 contrats de performance par les entreprises,  

·        la mise en place de 1400 délégués à l'environnement pour mettre en œuvre  des plans de dépollution de leurs entreprises respectives, 

·        la généralisation de la procédure d'étude d'impact sur l'environnement,  1580 ont été réalisées.         

 

En matière de risques industriels ; 800 études de danger ont été réalisées, et 300 plans internes d'intervention ont été mis en place, afin de prévenir et limiter les risques majeurs, dans et autour, des entreprises. 

 

7- Les changements climatiques.         

 

Pour faire face au défi climatique global, l'Algérie, à l'instar de tous les pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements  climatiques, a entrepris des initiatives et des actions à même de lutter contre  cette menace qui constitue une inquiétude, sans cesse, grandissante pour la communauté  internationale.         

 

A travers le Plan Climat, et les actions d'atténuation dans les secteurs des Ressources en Eau, de l'Energie, du Tourisme, de l'Agriculture et des Forêts, du Littoral, du Transport et de la Santé, le Gouvernement a pris en considération et intégré cette préoccupation majeure.

 

8- La protection de la couche d'ozone.         

 

L'Algérie respectueuse de la Convention de Vienne et du Protocole de Montréal, dont l'objectif est de protéger la couche d'ozone, a engagé des actions pour la réduction des substances appauvrissant la couche d'ozone. Dans ce cadre, l'Algérie a éliminé 1850 tonnes de CFC, ce qui correspond à 85% de  la quantité totale à éradiquer, à l'horizon 2010. 

 

·        30 projets sont achevés, 

·        03 projets sont en cours. 

 

9- Les énergies renouvelables.         

 

La consommation énergétique nationale est à l'heure actuelle basée sur des ressources fossiles non renouvelables.         

 

Il est relevé, la nécessité pour le pays d'anticiper les évolutions pour tirer le meilleur parti de ses avantages comparatifs, en augmentant le taux de  pénétration des énergies renouvelables. 

 

 

 

10- La formation.         

 

La formation des acteurs publics et privés, intervenant dans le domaine de l'environnement, s'inscrit dans le cadre des missions du Centre National de  Formation à l'Environnement. Ainsi, 2000 agents ont été formés dans une gamme de spécialités assez  large. 

 

11-  La Recherche Scientifique.         

 

II a été rappelé que le volet recherche, constitue un aspect essentiel de la stratégie nationale environnementale, avec l'installation du Conseil scientifique  dans le secteur, la recherche dans le domaine de l'environnement a connu une  dynamique toute particulière, qui a abouti à la mise au point d'un programme  de recherche focalisé sur les préoccupations majeures du secteur de l'environnement. 

 

12-  La sensibilisation et l'éducation environnementale.         

 

Outre, une politique active de communication et d'information des citoyens, et d'un partenariat actif de l'État dans la préservation de leur environnement, l'État a généralisé l'éducation environnementale pour toucher 25000 établissements  scolaires du pays (primaires, moyens et secondaires), véritables creusets de  l'éco-citoyenneté, et permettre, ainsi, à nos élèves d'être des acteurs dans la  protection de l'environnement au sein, notamment, des clubs verts.         

 

Des actions de sensibilisation et de communication environnementale se sont développées dans différentes directions complémentaires ciblant, notamment,  les jeunes et constituant des relais de la diffusion d'une culture éco-citoyenne.

 

A l'issue de l'examen de cette évaluation, le Chef de l'État  a souligné la nécessité de prolonger l'intégration stratégique de l'aménagement du territoire au niveau local, à travers le Plan d'Aménagement du Territoire de Wilaya, en tant que nouvel instrument d'orientation, de planification, de coordination intersectorielle, et intercommunale des actions de développement  conduites par les collectivités locales, au titre de leur compétence dévolues par la loi.          

 

Il a, également, relevé que l'appropriation collective et concertée du Schéma National d'Aménagement du Territoire par les différents partenaires :  l'État, les collectivités locales, le partenariat public-privé et les citoyens, a permis l'amorce d'une dynamique sans précédent et d'une grande ampleur du  développement, de l'aménagement, de l'attractivité et de la compétitivité du territoire national.         

 

Dans ce contexte, le Président de la République a réaffirmé, encore une fois le rôle de l'État, des collectivités locales, du partenariat public-privé et des citoyens, dans la poursuite de la misé en œuvre du Schéma National d'Aménagement  du Territoire dans toutes ses dimensions sectorielles, temporelles et  locales, il a réitéré la nécessité de faire participer encore plus les assemblées élues et les citoyens, dans la concrétisation de ce grand dessein national garant  de l'intégrité du territoire, et expression de l'unité nationale, de l'égalité  des chances de tous les citoyens et de la cohésion sociale et ce, au regard des enjeux et aux défis de la mondialisation et des évolutions technologiques.         

 

Le Président de la République a conclu en rappelant que le Schéma National  d'Aménagement du Territoire est une œuvre de longue haleine, et une force  d'orientation par l'action. Le plan national 2009/20013, devra être la première  traduction de ce schéma. Concernant l'Environnement, le Chef de l'État a rappelé  que toutes les actions de réduction des pollutions, des nuisances et de protection des écosystèmes, doivent être poursuivies et amplifiées en impliquant l'ensemble des partenaires, en vue de l'amélioration continue du cadre de vie et du bien-être du citoyen.

 

 

 

Par houari - Publié dans : Politique
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 10:56

                     « Pour une Algérie forte et sereine. »

 

     « Les solutions réelles aux problèmes d’un peuple ne peuvent pas être calquées sur les expériences des autres peuples. »

                                           [Gamal ABDENNASSER]

 

 

 









 

En plus de l'effort organisationnel et institutionnel, le secteur s'est engagé dans la mise en œuvre des Programmes Nationaux de Recherche, par la mise en place de comités programmes, le lancement de plusieurs appels à proposition de projets qui ont abouti à la sélection, au financement et à l'exécution d'un  grand nombre de projets de recherche. La mise en œuvre des dispositions de  cette loi programme a, également, permis : l'élaboration et la mise en œuvre de vingt sept (27) Programmes Nationaux de Recherche, l'agrément et le financement de 5244 projets de recherche, et l'exécution de 217 projets de recherche dans le cadre de conventions et accords internationaux, la mise en place de vingt et un (21) Comités sectoriels, l'agrément de six cent quatre vingt (680) laboratoires de recherche, et l'érection de dix neuf (19) centres et instituts de recherche au statut d'EPST.         

 

Au plan de la ressource humaine, il y a lieu de mentionner la  mobilisation de plus de 15000 enseignants chercheurs, 2000 chercheurs permanents, en plus de l'implication de la communauté scientifique algérienne établie à l'étranger, dans les activités de recherche et dans les conseils scientifiques des centres de recherche.         

 

A cela s'est ajouté dans le domaine spatial, le lancement et l'exploitation du satellite ALSAT 1.         

 

Cette loi a, également, permis de réaliser 145 espaces de recherche au  sein des établissements universitaires, un centre de recherche en biotechnologie à Constantine, un centre de recherche des zones arides à Biskra, et une Unité de développement des équipements solaires à Bousmail.

 

D'autres infrastructures de recherche sont en cours de réalisation, et concernent :

 

*  520 espaces de recherche,

*  un Centre régional de transfert technologique à Sétif,

*  un Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle à Oran,

*  un Centre de recherche en économie appliquée au développement à Tipaza,

*  un Centre de recherche en analyse physico-chimique à Tipaza,

*  une Unité de Recherche en Technologie Industrielle à Annaba,

*  une Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien à Adrar,

* enfin, une Centrale technologique en microélectronique au Centre de Développement des Technologies Avancées à Alger.         

 

II a été également enregistré plus de 5.877 publications scientifiques, 14.510 communications nationales et internationales, la soutenance de 23.353 mémoires de magister, 4.111 thèses de doctorat, ainsi que le dépôt de 15 brevets auprès de l'INAPI.         

 

En outre, l'ouverture de la recherche scientifique sur son environnement socio-économique, a fait l'objet d'un intérêt soutenu, concrétisé par l'organisation d'un forum Recherche-Développement, tenu en 2005 et associant des universités,  des Ministères, des entreprises et organismes de recherche concernés.         

 

L'impact de ce forum, en matière d'innovation et de valorisation, a permis la sélection de 469 produits et services de recherche parmi les 890 projets exposés, et 75 projets valorisables susceptibles d'être transformés en brevets d'invention, dont 6 devant être protégés au niveau international.          

 

Il a, également, permis la mise en place de réseaux thématiques de recherche  couvrant divers domaines, d'intérêts nationaux, à savoir :

 

* les sciences sociales et humaines avec des projets consacrés aux manuscrits historiques et à la langue arabe,

* le développement économique avec des études consacrées aux traitements des phosphates,

* des énergies renouvelables et du palmier,

* la lutte contre l'ensablement, 

* et enfin, la santé avec des projets dans le domaine de l'immunologie et de la  pharmacie.         

 

Tous ces résultats ont été réalisés grâce aux efforts consentis par l'État, en termes de financement de la recherche scientifique et du développement  technologique, et qui ont atteint pour la période (1998-2007) plus de 34 milliards  de DA. 

 

Les actions, déjà entreprises dans le cadre de la recherche, s'inscrivent  en droite ligne des directives émises par le Président Abdelaziz Bouteflika, lors du Conseil des Ministres du 14 Mai 2007, afin que soient renforcées, notamment,  la synergie dans la conception des programmes de recherche, la souplesse et la stabilité dans leur mode de gestion, l'ouverture sur les compétences nationales établies en Algérie ou à l'étranger, ainsi que l'ouverture sur l'environnement national et international.         

Ces directives présidentielles ont été, également, prises en charge dans le cadre de la nouvelle loi d'orientation et programme à projection quinquennale, pour la période 2008-2012.         

 

Plus de cent (100) actions y sont définies, elles visent à renforcer les bases d'une société de la connaissance, moteur du développement économique et social.

 

Deux priorités sont assignées à cette loi : la contribution de la communauté scientifique à la prise en charge des problèmes de développement économique, social et culturel du pays, et la formation par la recherche d'un nombre substantiel  d'enseignants chercheurs (28000) et de chercheurs permanents (5000), afin d'atteindre  les normes internationales en termes de masse critique dans l'ensemble des domaines  de la recherche.         

 

De même, cette loi programme dicte la création d'un Organe National Directeur Permanent dénommé Direction Générale de la Recherche, la création d'Agences Thématiques de Recherche, la mise en place d'un Comité National d'Évaluation, la mise en place de pôles d'excellence, la création de services communs et enfin  l'acquisition de grands équipements scientifiques.         

 

Dans ce cadre, le Gouvernement a projeté pour les cinq années à venir, un programme de travail devant, notamment, permettre de recentrer les programmes  nationaux de recherche, autour des préoccupations nationales prioritaires et de programmes transversaux, et de poursuivre à travers les "réseaux thématiques", la mise en synergie des compétences et des moyens de la recherche scientifique relevant des universités, des centres de recherche, des agences et des entreprises  économiques.

 

Au terme de sa communication, Mme la Ministre Déléguée chargée de la recherche scientifique, a exposé l'essentiel des infrastructures de recherche qui devront être réalisées durant le quinquennat : 

 

·        Réalisation de 1000 espaces de recherche au sein des établissements universitaires,

·        Réalisation et équipement du Centre de recherche scientifique et technique  pour le développement de la langue arabe,

·        Réalisation et équipement de 02 Centres régionaux de transfert technologique  (centre et ouest),

·        Réalisation et équipement de 03 centres régionaux d'analyse physico-chimiques (est, ouest et sud),

·        Réalisation et équipement de 03 centres de maintenance technologique (est,  ouest, centre),

·        Réalisation et équipement de trois centres régionaux de fabrication de dispositifs et de composants technologiques (ouest, centre et sud),

·        Réalisation et équipement du centre national de chimie verte à Oran,

·        Réalisation et équipement d'un centre de modélisation et de simulation à  Alger,

·        Réalisation et équipement des centres régionaux de documentation,

·        Réalisation et équipement d'un centre de recherche, de formation et d'applications sur les énergies renouvelables avec l'installation d'une centrale thermo-énergétique solaire de 1,5 MWatts à Sidi Abdallah,

·        Lancement en concertation avec le Ministère de l'Aménagement du Territoire,  de l'Environnement et du Tourisme, des études pour la réalisation de technopoles. 

 

A l'issue du débat consacré à ce dossier, le Président Abdelaziz Bouteflika a relevé que toutes les activités déjà entreprises ont, surtout, permis l'émergence d'un système national de recherche. Il a en outre insisté pour que la recherche scientifique soit consacrée comme priorité nationale en vue de prendre en charge les préoccupations économiques, sociales et culturelles de la nation.         

 

"Les efforts consentis jusque-là sont à encourager, mais il n'en demeure pas moins que l'exploitation optimale des potentialités de la recherche scientifique reste en deçà des attentes du pays et des besoins nationaux dans tous les domaines",  a ajouté le Chef de l'État.         

 

"La recherche scientifique ne doit pas être, du ressort exclusif de l'État qui doit, certes, la soutenir et la promouvoir, elle doit aussi être une préoccupation de l'entreprise, dont dépendent le succès, et parfois même la survie", a relevé le Président de la République.         

 

"L'élan déjà pris dans ce domaine de la recherche scientifique doit  donc être accéléré", a ajouté le Chef de l'État, qui a émis des directives précises au Gouvernement pour une dynamisation de la recherche scientifique et le développement  technologique.          

 

Ainsi, en premier lieu, le Gouvernement est tenu de mettre en place avant la fin de l'année, les différents mécanismes instaurés par la loi, telle que révisée cette année, pour encadrer, suivre et dynamiser la recherche scientifique.         

 

En second lieu, la recherche scientifique bénéficiera, durant les cinq  prochaines années, d'une dotation budgétaire globale, d'un minimum de 100 milliards  DA.         

 

"Ce montant qui correspond, notamment, à la mise en œuvre de 34 programmes  nationaux de recherche représente, prés de trois fois les sommes dépensées durant ces cinq dernières années. C'est un gage de la volonté de l'État de consacrer la recherche comme priorité nationale. La dépense publique dans ce domaine sera  augmentée sans aucune hésitation, pour autant que les crédits alloués soient consommés efficacement", a ajouté le Chef de l'État.         

 

En troisième lieu, le Gouvernement est chargé de proposer, dès la prochaine  loi de finances, des mesures incitatives pour encourager les entreprises à investir dans la recherche. "La recherche doit désormais être considérée comme un des éléments essentiels de la politique d'investissement, dans tous les secteurs.  Elle doit constituer une dimension importante dans la mise à niveau des entreprises",  a souligné le Président Abdelaziz Bouteflika.         

 

En quatrième lieu enfin, "la recherche, notamment hors de l'entreprise, doit être orientée vers les centres d'intérêts majeurs de la Nation, dans tous les domaines", a conclu le Chef de l'État.

 

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